Anniversaire de l’Armistice, et Centenaire du Monument aux Morts

Après l’office religieux un cortège s’est formé pour se diriger vers le cimetière militaire, l’Harmonie Jeanne-d’Arc ouvrait la marche en musique suivie du corps des Sapeurs Pompiers, des membres du Conseil Municipal, des représentations d’associations Militaires et autres, et d’Ajolais. Dépôt de gerbe, Hymne Patriotique joué par l’Harmonie Jeanne-d’Arc.

Retour au Monument aux Morts au centre-ville ou la population Ajolaise était présente pour assister à la cérémonie du 104ème anniversaire de l’armistice de la grande guerre. Après les discours officiels et le dépôt de gerbe, les élèves de la classe de M Christophe Colnot de l’École Primaire du Centre, ont chanté le refrain de la Marseillaise, ensuite M Jean-Claude Brignon a relaté la construction du monument qui vient de passer un siècle d’existence.

Inauguré le 27 août 1922 pour honorer les soldats morts sur les champs de bataille pendant la 1ère guerre Mondiale, le Monument aux Morts érigé sous le mandat d’Émile BALANDIER à côté de la Mairie a connu bien des péripéties pendant sa construction.

La date d’inauguration se verra déplacée plusieurs fois, la statue de la victoire n’étant pas posée pour cause des délais trop courts pour sa fabrication et autres problèmes de sécurité et de matériaux.

Il fût inauguré le 27 août sans les grilles d’entourage et les arbustes, (la carte postale de l’inauguration a été prise plus tard, (Comme quoi nos ancêtres aussi trichaient quelquefois).

Henry Vaubourg entrepreneur dans la commune aura le privilège de construire le monument aux morts, sous les directives d’un sculpteur parisien. (Lire article précédent).

Comme d’autres qui sont morts des blessures de la guerre, le nom Henri Vaubourg ne sera pas porté sur le monument qu’il a pourtant façonné de ses mains. Seul le fils du président Doumer qui lui aussi avait été gazé, et qui avait de même choisit de mettre fin à ses souffrances au Val-d’Ajol chez ses amis de la rue des Mousses en 1923, a toutefois bénéficié d’une exception.  A défaut de galons, Henri Vaubourg aura tout de même été décoré de la Croix de Guerre.

L’Ajolais Henri Vaubourg avait un avenir béton

Si depuis la fin des vacances scolaires la population du Val-d’Ajol est en émoi. Son collège constitué d’une ossature métallique, construit il y a un peu moins de 50 ans, menacerait hélas de s’effondrer au moindre souffle. La faute à une dalle en béton qui présente de drôles de fissures. Or, il se trouve que si le Val-d’Ajol s’est fait connaître pour ces goûteuses andouilles depuis une cinquantaine d’années, la technique du béton armé fut aussi une de ses autres spécialités vite oubliées.

En 1912 déjà, lors de la réception des travaux du nouvel hôtel de ville, le jeune architecte chargé de mener à bien le projet piqua une crise de nerfs après avoir eu confirmation que l’entrepreneur Henri Vaubourg n’avait pas suivi ses instructions. Il aurait en effet coulé la dalle du rez-de-chaussée à sa manière sans en avertir son fouette-cul et il s’en expliquera par la suite dans l’un des PV de réception : « J’ai fait à mon idée mais la dalle n’en sera que plus solide ». Il est vrai que la technique utilisée par Vaubourg avait déjà fait ses preuves à maintes occasions. Les fermes reconstruites dans les environs, le plus souvent à la suite d’un incendie, et qui portent encore aujourd’hui sa signature ont passé le siècle sans poser de problème, idem pour les écoles Sainte Marie et Saint Charles construites vers 1910. Enfin Vaubourg, en 1912, lorsqu’il achève la construction de la mairie, est sur le point de signer un livre « Technique du béton armé », ce que le jeune architecte ignore probablement. L’ouvrage sera diffusé par la maison Béranger, un éditeur qui est une référence indiscutable dans les manuels scolaires y compris dans les grandes écoles qui préparent les futurs ingénieurs du génie civil. La première édition parue en 1913 connut un véritable succès comme la seconde édition datée de 1924. A la suite de quoi Vaubourg fit breveter sa technique pour les dalles en « béton Vaubourg ». Une technique qui va connaître un succès fulgurant grâce à la guerre. L’heure est en effet à la reconstruction du pays.  Vaubourg va ainsi, un peu par hasard, se créer une nouvelle activité très lucrative qui va l’occuper à plein temps. Car lorsqu’il vend son brevet à des collègues bâtisseurs, Vaubourg qui a suivi de solides études à Épinal pour ensuite parfaire ses connaissances à l’école supérieure des travaux publics à Paris accompagne toujours ses licences avec des calculs sur la résistance des dalles en question.

Puis arrive la terrible guerre. Vaubourg encore célibataire qui va être mobilisé le 2 août 1914 à l’âge de 32 ans servira durant 3 ans dans le génie. Son travail consistera alors à rétablir, après bombardement et toujours dans l’urgence, les chemins de fer détruits, les gares et les ponts qui sont nécessaires pour approvisionner le front en hommes et en matériel. Et justement ces arrivages de troupes fraîches, puis les évacuations de blessés et parfois de cadavres qui suivront immanquablement quelques jours plus tard l’amènent à se poser des questions.

La guerre terminée et de retour au pays, que pourrait-il raconter à ses copains, à part la pose de rails ?  L’idée que ses amis sur la place du village en viennent à le cataloguer de planqué l’empêche de dormir. Il demande alors sa mutation dans une unité combattante mais c’est un échec cuisant. Car le petit sous-officier, qu’il est et qu’il restera d’ailleurs, jusqu’à l’armistice, car il refuse l’idée d’une promotion quelconque, est capable d’organiser et de commander des chantiers qui mobilisent parfois jusqu’à 200 bonhommes. Il se refuse d’ailleurs à fayoter et ne se prive pas d’une certaine rudesse envers les officiers qui sont bien payés alors que lui a dû abandonner son entreprise. Mais pour l’état-major, c’est un élément précieux qu’il vaut mieux conserver. Vaubourg se souvient alors d’avoir eut recours au piston pour servir dans le génie ferroviaire lorsqu’il avait 20 ans et qu’il habitait en face de la petite gare du Val-d’Ajol. Il va donc à nouveau écrire au député de son arrondissement pour lui faire part de son cauchemar et il s’en explique d’ailleurs sans rien cacher.

Cette fois la demande du petit sous-officier sera exhaussée avec les compliments du ministère de la guerre qui consent volontiers, vu les circonstances, à faire une exception sans passer par la voie hiérarchique. Le sergent-chef Vaubourg Henri va ainsi rejoindre en 1917, dans l’Aisne, le 152e régiment d’infanterie, un régiment aux nombreux faits d’armes et bien connu des Vosgiens.

Mais l’armée, même en temps de guerre, peut rapidement engendrer l’ennui, entre deux batailles. Pas facile pour l’audacieux maçon de rester les bras croisés. Or, l’état-major cherche des volontaires pour commander les fameuses « Compagnies Disciplinaires » tout juste créés, une invention de Pétain qui répugne à fusiller des condamnés. Le système mis en place offre en effet à ces coupables des pires crimes la possibilité de se racheter.  Car les missions qui leurs seront confiées seront des plus périlleuses. Et après un temps variable, les condamnations pourront être levées par le tribunal militaire.  Reste à trouver qui va encadrer ces fortes têtes. L’intrépide sergent-chef Vaubourg lève la main, à la barbe des lieutenants et capitaines incrédules qui découvrent l’oiseau rare venu des Vosges, en faisant la grimace.

De l’action, notre Vosgien va en avoir à la pelle. Comme dans l’Aisne, à Mont-Notre-Dame, le 31 août 1918 exactement, face à la cathédrale sous laquelle un régiment ennemi a pris position dans un sous-sol truffé de galeries.  Alors que son équipe progresse en direction du front avec des rouleaux de fils barbelés, un bombardement intensif cloue toute l’expédition au sol.  La compagnie trouve à se réfugier dans d’anciennes caves de vignerons abandonnées, mais de nombreux hommes de la compagnie seront gravement incommodés par les obus chimiques. Et Vaubourg qui s’imagine, le temps de rassembler son équipage, qu’il a été épargné, sera finalement, lui aussi, évacué comme les copains par le poste de secours. Malgré son transfert dans un hôpital spécialisé du centre de la France, il ne pourra éviter de graves séquelles à savoir une vue déficiente et des poumons brûlés. Déclaré inapte au combat juste à la veille de l’armistice, il retrouve avec une grande amertume les bureaux de son entreprise dont la gestion avait été confiée à sa sœur durant 4 ans. Mais rapidement, il devra convenir que son handicap l’empêche de reprendre son métier d’entrepreneur.  

Or, des villes et villages entiers sont à reconstruire sur tout le nord et l’est de la France. Et Vaubourg qui a déposé un brevet vulgarisera à grande échelle sa technique des dalles en béton. Les licences qu’il propose ne sont pas sans contrepartie puisqu’il établit gracieusement sur demande les calculs de résistance.

En 1924, sa santé qui décline l’oblige à vendre son entreprise de construction à un ouvrier italien installé aux Granges de Plombières. L’ouvrier en question était arrivé au Val après la guerre pour terminer la nouvelle route de Plombières. La guerre avait en effet interrompu les travaux à hauteur du Grand Tournant.

Henri Vaubourg aura tout de même eut le privilège de construire le monument aux morts de sa commune sous les directives d’un sculpteur parisien.  

Vaubourg « retiré » des affaires pourra alors consacrer tout son temps à l’exploitation de son brevet sans avoir à sortir de sa maison. Mais en 1935, de plus en plus souffrant, le brave soldat de 14/18 met fin à ses jours dans son bureau.

Comme d’autres qui sont morts des blessures de la guerre, son nom ne sera pas porté sur le monument qu’il à pourtant façonné de ses mains. Seul le fils du président Doumer qui lui aussi avait été gazé, et qui avait de même choisi de mettre fin à ses souffrances au Val-d’Ajol chez ses amis de la rue des Mousses en 1923, a toutefois bénéficié d’une exception.  

A défaut de galons, Vaubourg aura tout de même été décoré de la Croix de Guerre.

La veuve Vaubourg, une ancienne infirmière militaire rencontrée lors de sa dernière hospitalisation vivra un temps de l’exploitation du brevet. Mais n’étant pas qualifiée pour offrir les calculs sur la conception et la résistance de ces ouvrages de béton armé elle devra embaucher presque à temps plein un huissier. Il sera chargé de débusquer partout en France les fraudeurs qui seront de plus en plus nombreux. Enfin, lorsqu’il faut à nouveau reconstruire après 1945, l’État va s’intéresser de près à l’utilisation de ce brevet mais sans donner de suite. Puis se posera la question de la validité du brevet que certains entrepreneurs mettent en doute. Sauf qu’une loi avait pourtant été votée pour prolonger la durée de ces brevets au motif que la guerre en avait empêché l’exploitation durant 5 ans. La veuve d’Henri Vaubourg croulera alors sous les procès même si dans la plupart des cas elle les gagnera. 

Enfin 70 ans plus tard, dans notre verte vallée de Combeauté, les Ajolais ont encore la dalle !

Des Rocks pour vous sensibiliser

Vous trouverez peut-être, en vous promenant, de jolis cailloux. Vous savez les cailloux que l’on peint, que l’on cache et que l’on fait voyager, estampillés Love On The Rocks.

 Le mois-ci, l’association et les groupes (ainsi que leurs membres) du même nom ont décidé de mettre en avant différentes causes.

 Pour commencer, la campagne octobre rose: Un mois pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Tous les ans au mois d’octobre, ce sont des milliers de personnes qui se mobilisent pour la lutte contre le cancer du sein. Les membres du groupe LOTR Lorraine (et autres régions), vont l’exprimer à leur façon sur des cailloux.

 Ensuite, l’association se mobilise contre l’abandon des animaux, et cela en collaboration avec l’association Pil’Poil Moustaches. De la même façon des petits cailloux défendant cette cause seront dessinés et dispersés un peu partout en France, mais notamment au Val-d’Ajol.

 Le mois dernier l’association LOTR avait mis en avant le SAFTHON (sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale), en plus de leurs cailloux dispersés un peu partout, les membres de l’association avaient organisé un évènement du côté de l’Alsace. Patricia qui représente l’association en Lorraine ne désespère pas d’orchestrer ce genre d’évènement au Val-d’Ajol pour différentes sensibilisations, en plus de sa célèbre chasse aux cailloux de juillet.

 Alors, ouvrez l’œil le mois-ci au Val-d’Ajol et faites voyager ces petits cailloux.

 Et, et… Patricia est en train de vous concocter un petit évènement Halloween. Alors, ce n’est pas qu’un seul œil qu’il vous faudra ouvrir, mais bien les deux et en grand!

 Patricia vous donne rendez-vous sur Love On The Rocks Lorraine pour en savoir plus.

415 paires de jambes à la marche rose

5 ou 10 Km, c’est sur ces deux parcours que les randonneurs venus sur la commune du Val-d’Ajol, ont pu choisir suivant leurs capacités ou leur désir.

La première marche a eu lieu en octobre 2019, sous la houlette de Brigitte ROMARY secrétaire de la ligue contre le cancer des Vosges.

Après ces deux années blanches dues à l’épidémie du Covid, les bénévoles ont œuvré pour organiser cette deuxième manifestation, avec le soutien de la municipalité et les commerçants de la commune.

Divers accessoires étaient proposés à la vente, tee-shirt, socquettes et autres gadgets vendus au profit de la ligue contre le cancer.  

Le bénéfice de cette journée est reversé intégralement pour cette cause.

La ligue contre le cancer rappelle que l’objectif principal d’octobre rose est de mobiliser un maximum de personnes autour du dépistage, et d’inciter les femmes à réaliser une mammographie.

Les randonnées étaient identiques à 2019 mais parcourues dans l’autre sens.

Quelques photos de la 1er Marche Rose organisée en 2019.

c’était une journée ensolleillée avec un nombre de participants plus élevé.

Cuisine en Fête

Cuisine en fête est devenue le rendez-vous des amateurs de cuisine et des produits du terroir, dont la fameuse soupe de Michel (Président de l’association des parents d’élèves des écoles publiques) cuite au feu de bois dans un énorme chaudron remplit des légumes du jardin et de monstrueux morceaux de porc frais, d’un élevage de cochons des alentours.

Les cuisinières s’affairent à l’épluchage des pommes, qui garnira la pâte à beignets, pour le rush de 10h, le dessert du midi et le goûter de quatre heures, enfin bref, elles se sont relayées toute la journée pour satisfaire les visiteurs.

La Confrérie des Taste-Andouilles et Gandoyaux proposait une dégustation de la célèbre et non moins connue Andouille du Val-d’Ajol, dont le grand dépendeur Philippe était devenu serveur pour l’occasion.

Le cuisinier du restaurant « La Cocotte » avait délaissé son piano pour venir faire une démonstration d’une recette spéciale pour cette journée, devant un public attentif et désireux de la déguster avant de l’essayer.

Tous les producteurs présents proposaient une dégustation de leurs produits.

Le Fumoir Vosgien avait déplacé un fumoir ambulant pour montrer la fabrication de l’andouille et la façon de la fumer au bois de hêtre.

Le fournil Ajolais a pétri la pâte à pain devant un public attentif à des gestes ancestraux de nos aïeux paysans, et cuit ses miches dans un four à pain chauffé au bois.

Le Val-d’Ajol est une commune réputée pour son bien-vivre, bien-manger et ses animations tout au long de l’année.

Forum des associations

Cette année le forum s’est tenu à la salle de sport « Jean Gallaire » rue des Œuvres.

Les associations sportives s’étaient installées sur leurs terrains respectifs, et à l’intérieur de la salle.

Des chapiteaux abritaient un grand Nombre d’associations diverses venues exposées pour faire leur promotion et recruter de futurs adhérents ou bénévoles.

Christophe NAEGELEN est passé par là, se prêtant à la pause photo avec le club Rando découverte du Pays d’Hérival dont Pascale est la présidente depuis un an, et il pourrait peut-être intégrer le groupe de scrabble quand il sera en retraite d’ici quelques années…

L’album photo est plus parlant que les mots, si vous voulez rejoindre un groupe ou un club.

Anniversaire de la libération du Val-d’Ajol

Pour le 78ème anniversaire de la libération du Val-d’Ajol, deux gerbes de fleurs ont été déposées au Monument aux Morts, par Mme le Maire Anne GIRARDIN, Thomas VINCENT, 1er adjoint et Conseiller Départemental, une élève des écoles publiques représentant le conseil municipal des jeunes, et M. André PETITJEAN, Président des AFN et ancien maître des cérémonies patriotiques du village.

Un premier hommage a été rendu aux victimes de la seconde guerre mondiale, le second a marqué l’anniversaire de l’inauguration du monument qui a eu lieu le 27 août 1922.

L’harmonie Jeanne d’Arc a interprété les hymnes nationaux des pays qui ont libéré la France.

L’inauguration officielle du Monument aux Morts aura lieu le 11 novembre, jour de l’armistice de la guerre 1914 – 1918.

Inauguration de la Fête Foraine du 15 août.

Depuis quand existe la fête foraine ?.

Bonne question ! hélas je n’avais pas la réponse… Alors pour ne pas me mouiller je dirais qu’elle a toujours existé mais sous des formes différentes suivant les époques.

Wikipédia que j’ai consulté donne cette explication « Une fête foraine ou foire ou vogue est un rassemblement en plein air de forains indépendants itinérants revenant à date fixe. Elle regroupe des attractions et manèges, ainsi que divers stands, tels que jeux de tirs ou vente de friandises.

L’apogée : début du XXe siècle.

 La « fête » a été inaugurée par Mme le Maire et quelques élus dont Thomas Vincent conseiller départemental, le Président des commerçants et artisans (l’UCAV). Et les forains.

Les manèges, confiseries et autres stands sont ouverts durant deux semaines.

On se souvient de la foire qui avait lieu le lendemain de la Fête, donc, le 16 août, mais qui hélas, a décliné d’année en année par manque de forains, elle est remplacée par « Le salon des sites remarquables du goût » voici 9 ans, la commune du Val-d’Ajol a été reconnue site remarquable du goût avec sa célèbre andouille du Val-d’Ajol commue bien au-delà de nos frontières.

Une année satisfaisante pour l’association du Ô d’Hariol

L’assemblée générale a eu lieu à l’extérieur de la chapelle sous des chapiteaux mis à disposition par la commune dont plusieurs représentants étaient présents, Thomas VINCENT représentait aussi le Conseil départemental, on notait la présence de Mme Véronique MATHIEU ancienne députée européenne.

Le Président Jean-Paul ROMARY retrace l’année écoulée :

Les démarches administratives, la sécurité, Le suivi des demandes de subventions, etc…

Les animations de l’année écoulées seront reconduites. La chasse au trésor d’Halloween, le marché de Noël, avec la venue du Père Noël, la randonnée du printemps, les concerts, et le repas champêtre.

Le trésorier présente un bilan positif pour cette première année.

Le montant de la cotisation reste inchangé pour les adhérents entre 18,35 euros ou plus pour l’année.

En avant-première quelques petits travaux ont été réalisés, des toilettes sèches, indispensables pour les manifestations, la boîte à livres réalisée par Marcelin, qui fonctionne bien et autres entretiens des lieux.

Les travaux de rénovation de la chapelle doivent commencer en automne, par le coulage d’une dalle en béton pour remplacer le plancher, la rénovation de la sacristie et une fenêtre surplombant la porte d’entrée, ils seront réalisés par les bénévoles de l’association.

Inaugurée en 1923 la Chapelle du HARIOL, fêtera ses cent ans l’année prochaine, lors du repas champêtre.

Quelques photos de L’AG, et du repas champêtre prises de Lucie.

Réunion du collectif « Tous unis pour le collège » du 16 septembre 2022

La réunion a eu lieu à l’Espace Culturel à 19H.

 Le compte-rendu de la réunion du 14/09 au Conseil départemental, avec un ressenti mitigé de cette entrevue a été lu à l’assistance présente.

Voici le lien du compte-rendu du RDV avec le département le 14/09 :
https://docs.google.com/…/1MiEz_ioa…/edit

Les grumes placées devant L’entrée principale du collège.

 Le comité de soutien avait reçu une lettre recommandée du 1er magistrat, leur demandant d’enlever les grumes posées à l’initiative du collectif, les sommant de les retirer avant 8H15 vendredi 16 septembre, sinon elles seraient enlevées par les services techniques de la commune.

Chose faite avant l’heure fatidique.

Voici la présentation du projet pour le maintien d’un collège au Val-d’Ajol qui a été soumis au Président du Conseil  départemental.

Le collectif “Tous unis pour un collège au Val-d’Ajol” formé le soir du 23 août 2022 des parents d’élèves, des commerçants, des retraités (+ de 100 personnes) impactés par la décision de fermeture soudaine du collège au site du Val-d’Ajol :

● AUCUN ne remet en question le motif de SÉCURITÉ pour la fermeture

● CONSCIENTS des impacts sur les collégiens et la vie globale du territoire

● DÉTERMINÉS, via des actions pacifiques, à se faire entendre

Nous avons pris en compte :

Votre engagement d’un projet de collège pérenne et innovant, inscrit dans le plan prioritaire de jeunesse, inscrit dans l’expérience territoires éducatifs ruraux (Éduc. nationale Metz-Nancy).

Nous demandons la tenue d’un débat au CD88 et une ligne budgétaire dédiée pour décembre 2022.

Notre objectif

Le retour rapide des collégiens et collégiennes dans la commune du Val-d’Ajol avant les premiers gels, soit fin des vacances de la Toussaint

Pourquoi ?

La sécurité routière & le temps de transport quotidien

(cf Guide pour la sécurité des transports scolaires à l’usage des décideurs locaux et de leurs partenaires)

La loi relative au développement et à la protection de la Montagne (notamment l’article 13) les collectivités territoriales doivent mener une politique permettant d’assurer la pérennité des services publiques.

Le programme d’attractivité de la commune en lien avec le programme de revitalisation Petite Ville de Demain (économie, habitat, environnement, etc.)

Un collège transitoire pour

1. Les conditions optimales d’éducation des élèves :

2. Le maintien de l’attractivité du territoire

3. L’expérimentation du collège pérenne un site de collège singulier, de proximité, ouvert, inscrit dans son territoire et l’avenir.

Un collège transitoire pour

1. Les conditions optimales d’éducation des élèves :

2. Le maintien de l’attractivité du territoire

3. L’expérimentation du collège pérenne, un site de collège singulier, de proximité, ouvert, inscrit dans son territoire et l’avenir

● la sécurité des élèves

● les temps de transports scolaires réduits

● la spécificité géographique montagneuse

● le bien-être des élèves

● l’équité des élèves

● le confort des élèves externes

● l’adaptation avec les horaires souples

● l’accès libre aux activités extra-scolaires

● l’apprentissage de l’autonomie

● l’attractivité (programme Petite Ville de Demain)

● éviter la fuite des collégiens et de leur famille (déjà le cas)

● éviter la baisse de la démographie

● éviter la baisse des investissements (déjà le cas)

Nous souhaitons :

L’engagement du CD88 et/ou de l’Éducation nationale sur la nécessité du retour rapide des collégiens au Val-d’Ajol, avec l’envoi d’une commission de sécurité et d’accessibilité afin de nous accompagner sur la faisabilité du projet transitoire, (QUI EST HABILITÉ À

CONVOQUER ? et QUAND ?)

La possibilité d’échanger avec les experts du CD88 et de l’Éducation nationale, rassurant sur l’avenir des parents d’élèves, des commerçants, des artisans, des élus et des habitants,

 et permettant à notre territoire de poursuivre sa revitalisation amorcée depuis quelques années et soutenue par le programme Petite Ville de Demain.

Téléthon de l’été

Une équipe de jeunes adultes responsables, + :

Du soleil, de bonnes chaussures, des vélos tout terrain, des frites avec des vraies patates non congelées, des barbecues chauffés avec du bois du Val, des saucisses, merguez, lard du boucher du coin, de la tarte aux pommes maison, des boissons rafraîchissantes, mélangez le tout avec une sauce bonne humeur et vous obtenez la journée fantastique, de la 2ème édition du téléthon, organisé par Axel et son équipe de joyeux mais dévoués lurons.

Cette année la manifestation a eu lieu au complexe sportif, rue des Œuvres.  

Dès huit heures toute l’équipe était à pied-d ’œuvre :

Les randonneurs et les vététistes se pressaient devant les tables d’inscriptions.  4 parcours étaient proposés : 1 pour la randonnée et 2 autres pour les VTT, 1 pour le Trail.

Pour la sécurité de tous, les directions et les dénivelés étaient différents. Chaque participant choisissait son parcours suivant ses capacités physiques.

Pour se restaurer il fallait réserver au moment de l’inscription, sinon c’était un retour à la maison avec l’estomac dans les talons.

Ce fût une journée réussie, avec 450 participants, et 220 repas servis, et des boissons fraîches tout au long de la journée.

Cette manifestation a eu lieu avec l’aide des services techniques de la ville, plusieurs commerçants, agriculteurs et autres entités.

Tous les bénéfiques seront intégralement reversés au Téléthon.

Un grand Merci à tous.

Prochain rendez-vous en décembre pour les journées du téléthon.

Marcher pour le bien-être de nos ainés.

L’association Rayon de Soleil organise chaque année une randonnée aux alentours de la commune.

Le départ a eu lieu dans l’enceinte de la résidence Val de Joye (EHPAD).

Deux parcours de 5 ou 10 KM étaient proposées cette année 2022 aux participants.

Bien que la pluie se soit invitée en fin d’après-midi, les 110 randonneurs inscrits sont rentrés sains et sauves, mais certains étaient « trempés-mouillés », mais satisfaits de leur balade sur les hauteurs de la commune.

Pour le parcours des 10 KM, une petite collation les attendaient sous l’abri à la Feuillée Nouvelle.

A leur retour une buvette et des pâtisseries fabrication maison attendaient les affamés, ainsi qu’un stand garni de travaux manuels réalisés par les résidents et les bénévoles.

Appel aux dons de Rayon de Soleil :

Les bénévoles de l’association Rayon de soleil sont présentent tout au long de la semaine pour proposer aux résidents diverses activités en complémentarité avec le personnel de l’établissement : tricot, jeux de société, jeux d’adresse, décoration chant vannerie et sorties…

Les activités sont en partie prises en charge par l’association Rayon de Soleil.

Actuellement vu le contexte sanitaire des manifestations importantes qui permettaient de financer ses animations ont dû être supprimées ou revues à plus petite échelle.

Pour la pérennisation des activités proposées par l’association, ils font appel aux dons car voici quelques années, les cotisations ont été supprimées.

Une boîte se tient à votre disposition à l’accueil de la Maison de retraite.

Un geste de votre part, pour « le bien vivre à Val de Joye ».

Merci.

Messe à la chapelle Mathiot

La chapelle Mathiot se situe au lieu-dit « Le Moineau » sur le territoire de la commune du Val-d’Ajol.

 Étant trop éloignée du centre, cette section du Moineau a été rattachée à la paroisse de Plombières les Bains, plus proche en distance de cette ville.

Tout le versant Ajolais côté Moineau et le Dandirand, pour des facilitées de déplacement font partie de la paroisse de Plombières.

Le Hariol , (pour les habitants de cette section une chapelle fût érigée en 1923), comme pour la section du Girmont qui demanda son indépendance pour cause d’éloignement du lieu du culte.

Il faut dire que les moyens de locomotion à une certaine époque se résumaient à marcher, à prendre la calèche, le vélo ou plus tard, la voiture…

Le même cas pour la petite commune d’Hérival, qui a été reprise par la commune du Val-d’Ajol, faute d’habitants, mais rattachée à la paroisse du Girmont-Val-d’Ajol, d’où la confusion pour certains de penser qu’elle est sur le territoire du Girmont.

Depuis la restauration de la chapelle, une messe ou deux y sont célébrées chaque année.

Le jeudi 23 juin la messe a été célébrée par l’abbé Claude Durupt épaulé par les personnes qui entretiennent ce lieu, des bénévoles, et des membres de l’équipe paroissiale.

le verre de l’amitié clôturait cette cérémonie amicale.

Les pèlerins du Val-d’Ajol et de Plombières apprécient ce rendez-vous annuel et convivial.

Photos de Caudine et Bernard.

Retour des écoliers sur les bancs de l’école du Centre

Pour les élèves de l’école du centre la cloche a sonné le 1er septembre.

Les chiffres restent stables, 157 enfants sont retournés sur les bancs de l’école.

Du côté de la maternelle, les petits nouveaux rentraient dans l’enceinte du bâtiment accompagnés de leurs parents, cette première rentrée et un moment fort pour les deux partis.

L’équipe pédagogique se compose :

Classe de maternelle : Audrey Mathieu et Sophie Ihy secondées par Séverine Bomont comme ATSEM pour la toute petite section et la petite section.

Lucile Mathiot, épaulée par Stéphanie Ougier pour la moyenne et grande section et Stéphanie Thierry, aidée par Sandrine Laroche en grande section.

Pour les primaires, Justine Tassin est en charge des CP, Adeline Mangin des CE1, Élisa Laurent des CE2. Rémi Langlassé et Audrey Mathieu des CM1 et Christophe Colnot des CM2.

Laura Meisse, étudiante en pratique de responsabilité assurera les remplacements.

Cet été, la classe accueillant une unité de l’institut médico-éducatif Dedecker a été rénovée.

Rentrée en classes à l’école STE MARIE

La rentrée des élevés à l’école Ste Marie s’effectue sur deux jours. Cette année c’était le 29 août pour la maternelle, et le 30 août pour les primaires, au total c’est 96 écoliers qui sont accueillis dans l’établissement.

Pour ne pas perturber les bambins de trois ans, pour qui une nouvelle page de leur enfance se tourne « tu vas aller è l’école demain » désespoir pour certains de laisser papa et maman et de découvrir un lieu inconnu, pour d’autres plus hardis c’est naturel ils ont déjà vécu la crèche ou la nounou, côtoyé d’autres camarades.

La directrice Muriel RICHARD reçoit les parents et l’enfant par petits groupes en début de matinée, le temps de faire connaissance et présenter la maîtresse au bambin.

Une bonne dizaine d’enfants ont été accueillis à la maternelle cette année.

Pour les élèves du primaire c’est une rentrée joyeuse et bruyante, contents de se retrouver après deux mois de vacances.

Le calme est revenu dans les rangs juste avant la rentrée en classe.

Une collation était offerte aux parents dans la cour, pour faire plus amples connaissance.

Décès de Madame Cécile GALLAIRE

avis de décès

Jean-Claude et Odile GALLAIRE ;

Philippe et Brigitte GALLAIRE ;

Martine et Francis GALLAIRE,

Ses enfants et leurs conjoints ;

Ses petits-enfants et arrière-petits-enfants ;

Les familles GALLAIRE, JEANNEY ;

Et toute la parenté, vous font part du décès de

Madame Cécile GALLAIRE

Survenu le 18 août, à l’âge de 91 ans, à l’EHPAD « Val de Joye » au Val-d’Ajol.

Son mari Gilbert est décédé le 21 juillet 2016.

Cécile est née au lieu-dit Les Chavannes en 1951, elle a pris pour époux Gilbert GALLAIRE demeurant Le Champ de Fougerolles, où ils ont vécu leurs vies.

Trois enfants sont nés de cette union Jean-Claude, Philippe, tous les deux retraités et Martine responsable de la boutique de l’hôpital de Remiremont.

Elle a été employée pendant quelques années par l’entreprise La Famille comme aide à domicile.

De graves problèmes de santé ont perturbé la seconde moitié de sa vie.

Depuis quelques années elle résidait à l’EHPAD du Val-d’Ajol.

La cérémonie religieuse a été célébrée le 22 août en l’église de Fougerolles.

Mariage

mariage val d'ajol

Samedi 27 Août, en présence de Malhory, leur fils âgé de 4 mois, leurs familles et amis, a été célébré le mariage de Pauline DEHAIS, technicienne en laboratoire et d’Édouard MOUGENOT agent spécialisé de chais.

Le couple est domicilié rue du Dévau. C’est le Maire, Anne Girardin, qui a recueilli le consentement des jeunes mariés.

Nos meilleurs vœux de bonheur.

Naissance

Nous apprenons la naissance de Joyce, fille de Jessy LOPÈS, boulanger, et d’Amélie BALANDIER, réceptionniste, demeurant à Le Val-d’Ajol.

Bienvenue à Joyce, félicitations aux parents et grands-parents.

Accueil des vacanciers du mois d’août

Pendant la période estivale, la Confrérie des Taste Andouilles et Gandoyaux du Val-d’Ajol, accueille les vacanciers et touristes de passage dans la vallée Ajolaise.

L’accueil du mois d’août était installé parmi les exposants venus de contrées proches ou lointaines, présenter les spécialités de leur région, classée parmi les sites remarquables du goût.

Le président de la confrérie Gérard Vançon, a présenté et vanté la spécialité de la commune « l’andouille » saucisse fumée conçue à base de chaudin et d’échine de porc coupé au couteau, d’épices et autres aromates dont chacun des cinq bouchers garde le secret, la célèbre foire aux andouilles se déroulant le troisième de février, mais dont les festivités s’étalent sur trois jours maintenant.

En sa qualité hôtesse d’accueil Maéva a présenté L’office du tourisme intercommunal, détaillant les spécialités de chacune des dix communes réunies.

Ne pas oublier de parler de la petite commune du Girmont dont le Maire est Patrick Vincent. Son marché nocturne du terroir déplace un nombre considérable de touristes et locaux durant ses dix marchés nocturnes de l’été, sans compter les autres animations tout au long de l’année.

L’épinette du Val-d’Ajol était aussi présente, accompagnée de Simone pour lui gratter les cordes, faisant résonner la valse de Dorothée et autres morceaux folkloriques.

Pour clôturer l’accueil, le grand dépendeur Philippe Biette a invité toutes les personnes présentes à partager le verre de l’amitié assorti de charcuteries locales.

  

L’andouille présente sur les Sites remarquables du Goût

Voici 9 ans la première édition des sites remarquables du goût s’installait sur la place du monument, à l’initiative de l’ancienne municipalité dont le Maire était Jean RICHARD.

Ces journées remplacent la foire du 16 août qui avait lieu le lendemain de la fête dans la rue de gare, foire qui a périclité au fil du temps, n’ayant plus de forains pour venir déballer.

Une autre animation prendra le relais.

Le Val-d’Ajol ayant eu le label et classé « Site remarquable du goût » de Lorraine, grâce à l’Andouille, rejoint ses sœurs déjà promues, Ail rose de Lautrec, veau d’Objat, sardines de Saint-Gilles-Croix-de-Vie…

 Le réseau « les sites remarquables du goût » permet de découvrir la palette de saveurs du patrimoine culinaire français. Entre routes touristiques et bastides, ce réseau recense les différents sites pour découvrir les produits de la mer et des étangs, mais aussi les produits de la terre, ainsi que les professionnels qui les élaborent.

Il existe 71 sites remarquables du goût actuellement identifiés en France et emblématiques du patrimoine culinaire et du paysage.

Qu’est-ce qu’un site remarquable du goût ?

Prenez une spécialité alimentaire régionale, et le territoire qui lui est propre, tourné vers l’accueil du public et des consommateurs. Ce patrimoine exceptionnel dessine la carte des sites remarquables du goût, un label crée en 1995, qui allie tourisme, agriculture, écologie et culture.

Le PNA (Programme National pour l’Alimentation) s’est donné pour objectif, entre autres, de mieux les valoriser auprès du public, et d’en identifier une centaine en tout. Il s’agit d’encourager une consommation de qualité, de mettre en valeur les terroirs d’origine de ces produits et de structurer une offre d’authenticité.

Un projet dans lequel tout le monde est gagnant : consommateurs, agriculteurs, association de promotion de ces produits régionaux, gîtes et chambres d’hôtes…

En 2010 le kirsch de Fougerolles a obtenu la reconnaissance en A.O.C et depuis 2019, est inscrit au patrimoine culturel immatériel dans la rubrique des savoirs faire pour la culture de la cerise et la distillation du kirsch.

Le 15 février 1965 est née la Confrérie des Taste-Andouilles et Gandoyaux du Val-d’Ajol. En 1984, 5 charcutiers ainsi que la Confrérie docte Insigne Gourmande des Taste-Andouille et du Gandoyaux dépose la marque « l’Andouille du Val-d’Ajol ».

L’inauguration a eu lieu le samedi 13 août, Mme le Maire Anne GIRARDIN a coupé le ruban en présence du député Christophe NAEGELEN, Thomas VINCENT Conseiller départemental, Philippe FAIVRE Maire Honoraire et ancien vice-président du Conseil Départemental, Jean RICHARD ancien Maire , Éric BONGEOT Président de l’association sur le Val-d’Ajol « des sites remarquables du goût », de la Confrérie des Taste-Andouilles et Gandoyaux du Val-d’Ajol, d’élus et autres représentants d’associations de la commune.

Inauguration de la Fête Foraine du 15 août.

Depuis quand existe la fête foraine ?.

Bonne question ! hélas je n’avais pas la réponse… Alors pour ne pas me mouiller je dirais qu’elle a toujours existé mais sous des formes différentes suivant les époques.

Wikipédia que j’ai consulté donne cette explication « Une fête foraine ou foire ou vogue est un rassemblement en plein air de forains indépendants itinérants revenant à date fixe. Elle regroupe des attractions et manèges, ainsi que divers stands, tels que jeux de tirs ou vente de friandises.

L’apogée : début du XXe siècle.

 La « fête » a été inaugurée par Mme le Maire et quelques élus dont Thomas Vincent conseiller départemental, le Président des commerçants et artisans (l’UCAV). Et les forains.

Les manèges, confiseries et autres stands sont ouverts durant deux semaines.

On se souvient de la foire qui avait lieu le lendemain de la Fête, donc, le 16 août, mais qui hélas, a décliné d’année en année par manque de forains, elle est remplacée par « Le salon des sites remarquables du goût » voici 9 ans, la commune du Val-d’Ajol a été reconnue site remarquable du goût avec sa célèbre andouille du Val-d’Ajol commue bien au-delà de nos frontières.

Soirée d’été au centre du village

Dans le cadre des journées gourmandes  des sites remarquables du goût , le comité de foire et d’animations avait invité le groupe Cors et accords en soirée pour un concert en plein’air.

Des animations ont eu lieu en soirée, sur la place du Monument.

Une aubade a été donnée par le groupe « Cors et Accords » ils ont terminé la soirée en jouant de l’accordéon sur des airs de guinguette au bord de l’eau.

A quelques pas le restaurant « La Cocotte » fêtait le premier anniversaire de la reprise de l’établissement par un nouveau gérant.

Le groupe « Les Toucan » a animé la soirée, et le pitre « Pipo » a diverti les enfants et leurs parents.

Une rentrée en plein-air pour les collégiens

73 collégiens vêtus de Tee-shirts « je vois la vie au Val-d’Ajol » ont fait leur rentrée dans cette classe éphémère.

Le soleil étant rendez-vous, 73 collégiens sur 122 inscrits, privés de leur collège suite à la décision du conseil départemental de fermer l’établissement pour cause d’insécurité ont eu droit à un cours un plein-air ce vendredi matin devant leur collège volets clos, et, les grilles fermées.

Si Cléa prend le bus à 7h10 et arrive à 8h20 au collège Montaigne à Plombières, après 29,4 Km de trajet en bus, combien de temps passe-t-elle par jour en transport ….

Ils étaient nombreux les parents, habitants, sympathisants à s’être déplacés pour manifester dans le calme et la dignité leur désapprobation au côté du collectif « tous unis pour un collège au Val-d’Ajol »

La Confrérie des Taste Andouilles, les commerçants du Village ont offert le petit dêj (café, chocolat chaud et croissant, l’association des écoles publiques les tee-shirts, les bénévoles leurs bras et bonne volonté pour l’organisation et mise en place de cette classe éphémère. Les commerces avaient baissé leurs rideaux en guise de soutien. Tous craignent un déclin de la qualité du « bien-vivre au Val-d’Ajol ».

Le collectif a invité le président du Conseil départemental à une nouvelle réunion en Mairie en début de semaine dont voici le texte :

« Collectif “Tous unis pour un collège au Val-d’Ajol”

À l’attention de M. le Président du Conseil
départemental des Vosges
M. François VANNSON
8 Rue de la Préfecture, 88000 Épinal

Jeudi 1er septembre, par mail de 19h12

Monsieur le Président,

Nous avons pris connaissance de votre courrier du mercredi 31 août adressé à
Madame le Maire du Val-d’Ajol concernant la fermeture du collège du Val-d’Ajol.
Nous notons que cette réponse ne nous était pas adressée, nous le collectif « Tous
unis pour un collège au Val-d’Ajol », ni même à M. Patrick Vincent, maire du
Girmont, pourtant cosignataires de la lettre à laquelle vous répondez.
Il est ainsi cocasse que la seule phrase de notre lettre que vous ayez cité est
précisément celle qui a fait l’objet d’un litige entre le collectif et Mme le Maire qui l’a
ajouté sans notre accord. Si nous étions d’accord sur la sérénité nécessaire de la
rentrée, nous avions convenu que la référence à la sérénité du transfert des
collégiens à Plombières était inconditionnellement liée à l’aspect provisoire de ce
transfert et à la perspective claire du retour des élèves au Val-d’Ajol au plus tard à la
rentrée de la Toussaint, soit le lundi 7 novembre 2022. De plus, cette assurance
devait aussi permettre que certains parents hésitants à scolariser leurs enfants dans
d’autres collèges plus appropriés à leur organisation familiale que Plombières
renoncent à alimenter cette dispersion des collégiens ajolais.
De plus, vous ne nous avez pas donné le sentiment d’avoir pris en compte nos
inquiétudes concernant en premier lieu la sécurité de nos enfants, motif justifiant la
fermeture du site du Val-d’Ajol, mais qui n’a été que déplacé du bâtiment vers la
route avec le transfert des collégiens ajolais à Plombières. Ce convoi de trois bus
sur une route sinueuse, étroite et fréquentée par des poids lourds aux heures de son
passage, soumise au gel l’hiver, avec le franchissement de deux cols et la traversée
complète de la ville de Plombières, encore plus étroite, présente un problème
évident de circulation et de sécurité que vous ne pouvez ignorer. De plus, nous
doutons que les horaires des trajets annoncés, déjà parfois excessivement longs et
sources de fatigue pour nos enfants, puissent dans ces conditions être
quotidiennement respectés.

Vous n’avez pas non plus répondu aux préoccupations concernant l’avenir de notre
commune tant au niveau social et associatif que économique. Cette annonce de
fermeture constitue d’ores et déjà un motif avéré de refus de prêt bancaire pour les
entreprises désirant s’implanter ou se développer au Val-d’Ajol, y compris pour des
dossiers déjà presque finalisés. Quant aux associations, plus de 70 sur la seule
commune du Val-d’Ajol, elles dépendent très largement de la présence au centre du
bourg du collège qui leur assure une fréquentation aisée et régulière.
Nous comprenons bien que vous ne pouviez pas, à ce stade, nous apporter une
réponse positive ferme au projet de collège transitoire sur le site de l’ancien CEG, et
ce n’est pas ce que nous vous demandions. Néanmoins, nous attendions, et
attendons toujours, de votre part une reconnaissance de la nécessité du
redéploiement rapide des collégiens au Val-d’Ajol et un engagement planifié sur la
mobilisation des services du département pour mener à bien cette opération.
Cela permettrait que chacun puisse mesurer la sincérité de votre engagement pour
notre démarche de redynamisation du territoire, déjà engagé avec le programme «
Petite Ville de Demain » et que nous voudrions prolonger avec l’installation d’un
collège ouvert et mutualisé. Et à travers notre démarche, plus globalement la
sincérité de votre engagement pour la jeunesse et les territoires ruraux (cf « ambition
jeunesse : le plan départemental pour les jeunes Vosgiens »).
Il devient urgent à ce stade que nous nous rencontrions et que nous puissions en
toute quiétude et sérénité discuter de la mise en œuvre de ce collège transitoire et
que vous nous assuriez de votre bonne foi en désignant un interlocuteur chargé de
cette mission. Nous vous proposons le lundi 5 septembre à 20h, date à laquelle
nous avons une réunion prévue avec la municipalité. Bien entendu nous sommes
bien conscients que vous avez un emploi du temps bien chargé mais nous savons
que vous saurez prendre conscience de l’urgence de nous retrouver en nous
proposant le cas échéant une autre date dans les plus proches délais.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos
sincères salutations.

Le collectif « Tous unis pour un collège au Val-d’Ajol ».

Collège Fleurot d’Hérival : Réponse du CD 88

Réponse de M Vannson, Président du Conseil départemental à Anne Girardin, Maire du Val-d’Ajol.

François Vannson, Président du Département des Vosges, communique ce mercredi 31 août 2022 la réponse au courrier d’Anne Girardin, maire du Val-d’Ajol, concernant le collège Fleurot d’Hérival, site de Le Val-d’Ajol. Une réponse à lire ci-dessous.

Madame le Maire,

J’ai bien reçu votre courrier concernant la fermeture, pour cause de dégradations de la dalle, du collège Fleurot d’Hérival, site de Le Val-d’Ajol.

Concernant la proposition de redéployer une activité liée au collège sur le site de l’ancien CEG du Val-d’Ajol, une étude de faisabilité et d’opportunité doit être réalisée en tenant compte des différentes réglementations applicables (sécurité, ERP…) et des besoins pédagogiques après consultation des services rectoraux.

Les délais me paraissent cependant trop contraints, au vu de la rentrée fixée au 2 septembre sur le site de Plombières, pour y apporter, à ce stade, une suite favorable.

Je suis toutefois prêt à étudier cette hypothèse mais également à réfléchir à un projet à moyen terme autour des thématiques que vous avez pu développer lors de nos différents entretiens : des classes nouvelles autour du sport et de l’écologie ainsi que des formations variées dans les domaines de la gastronomie et de l’artisanat. 

Enfin, j’ai bien noté que vous souhaitiez, aux termes de votre courriel du 26 août, « faire la rentrée la plus sereine possible pour les collégiens sur le site de Plombières-les-Bains » ; je sais pouvoir compter sur votre sens des responsabilités que vous avez toujours su mettre en avant et il m’apparaît essentiel, en de telles circonstances, de nous mobiliser pleinement et entièrement dans l’intérêt des enfants et de leur sécurité, de leurs parents et plus généralement des Ajolaises et des Ajolais.

https://www.facebook.com/ADEPVALDAJOL88340/videos/288257966081789

Visite du député devant le collège.

Lundi vers 19 h le député Christophe Naegelen est venu sur le site du collège « Fleurot d’Hérival » suite à l’invitation du collectif « Tous unis pour un collège au Val-d’Ajol ».

Après les présentations et son allocution d’entrée, M le député a invité l’assistance à s’assoir autour de la table, pour dialoguer et apporter les réponses à leurs inquiétudes de voir disparaitre ce collège, sans certitude écrite d’une nouvelle reconstruction.

L’effectif d’enfants fréquentant le collège ou le primaire, pourrait être supérieur, car la commune étant très vaste, les enfants habitant aux portes de la commune de Plombières ou Remiremont ne sont pas scolarisés au Val-d’Ajol.

Blocage des accès du collège « Fleurot d’Hérival »

Prévenu par les vents dominants, du déménagement du mobilier de l’établissement vers Plombières, les parents d’élèves ont bloqué les accès du collège très tôt ce jeudi.

Des palettes ont été déposées ainsi que des grumes d’arbres apportées par Renaud Colle, forestier, dont la fille devait entrer en sixième dans quelques jours, les transports Vançon quant à eux ont bloqué une autre entrée avec un bus.

Parents d’élèves, villageois, et amis de mes amis se relayent pour occuper les lieux.

La garde ne baisse pas, une pétition circule sur les réseaux sociaux et dans les commerces qui craignent eux aussi une désertification du village suite à cette fermeture, et un frein pour l’arrivée de jeunes couples dans notre vallée suite à la disparition de ce service primordial pour tous.

Ce dimanche 28 août la mobilisation ne faiblit pas.

Un stand était installé sur le marché dominical, et un pique-nique avait lieu, sur le site du collège rue des Meiges.

Le dernier panier de l’été offert par l’association des commerçants a été tiré sur le site devant le collège.

Classée : « Petites Villes de Demain » Le Val-d’Ajol pourrait devenir « Petits déserts de Demain ».

Propositions des élus Ajolais et du collectif citoyen

Suite à la réunion houleuse au gymnase, une réunion de crise a eu lieu le 24 août à la mairie dont voici les propositions qui ont été faîtes au Président du Conseil Départemental des Vosges.

En copie le courrier envoyé :

Lettre préparée hier entre élus et collectif citoyen. Envoyée ce matin par e-mail au Président du Département. Sera suivi lundi d’un courrier papier.

Monsieur le Président du Conseil départemental des Vosges,

Monsieur le Directeur académique des services de l’éducation nationale du département des Vosges,

Nous, parents, habitants, commerçants, membres d’associations et élus du Val d’Ajol et du Girmont-Val-d’Ajol souhaitons vous proposer un projet de maintien de l’éducation de nos collégiens au centre du Val-d’Ajol dans un souci de bien-être de nos enfants et de vitalité du territoire.

Mr le Président, vous nous aviez assuré il y a quelques mois qu’aucun collège ne fermerait tant que nous serions en période de revitalisation sous le programme « Bourg-centre / Petites Villes de Demain ». Vous pouvez également constater notre dynamisme et notre volonté d’agir dans des projets de labélisations « Commune bas carbone » et « Forêt d’exception ».

Pourtant, lundi 22 août 2022, vous nous avez annoncé la fermeture de l’établissement de notre collège pour des raisons de sécurité. Bien sûr nous ne contestons pas le motif de fermeture, mais réalisez que cette annonce est violente pour l’ensemble d’entre nous. Cette perte est tout à fait regrettable.

– Comment attirer de nouvelles familles sans cet outil indéniable d’attractivité ?

– Comment imaginer l’avenir de notre territoire rural sans pouvoir offrir aux enfants un cadre de vie facilitant l’autonomie et l’indépendance ?

– Comment assurer une vie active des associations ?

– Comment transformer cette zone bientôt vide alors que des commerces dépendent du dynamisme du collège ?

Nous devons faire la rentrée la plus sereine possible pour les collégiens sur le site de Plombières-les-Bains. Cependant, vous connaissez notre territoire ; jadis une seule et même commune, Le Val d’Ajol et le Girmont-Val-d’Ajol sont aujourd’hui deux communes rurales composées respectivement de 4000 et 250 habitants répartis dans 60 et 10 hameaux sur une superficie de 73 et 17Km2.

Pour certains élèves, le trajet de bus depuis leur domicile atteint actuellement une heure et se rallongera d’une vingtaine de minutes sur une route sinueuse et par endroit étroite.

Par ailleurs nous savons que la construction d’un collège classique s’envisage à partir de 300 élèves. Vous savez ce chiffre difficile à atteindre en montagne. Le fait que les deux sites de Plombières-les-Bains et Le Val-d’Ajol soient mutualisés permet d’approcher ce seuil tout en s’adaptant aux spécificités géographiques.

La politique actuelle de l’État est de remettre l’éducation au cœur des grands projets. La politique du conseil départemental des Vosges est de faire de la jeunesse une priorité.

Nous sommes dans cette vision également.

Une analyse des besoins et des infrastructures communales disponibles nous a permis à l’heure actuelle de profiler un projet de collège transitoire de proximité et de qualité.

Au centre du Val-d’Ajol, l’ancien CEG réhabilité en 2016 (actuel espace Art et Culture), ainsi qu’un bâtiment adjacent, peuvent être réorganisés rapidement. Ce dispositif devra être complété par quelques structures modulaires, immédiatement disponibles et prévues pour un usage scolaire. Ce collège transitoire pourra accueillir les cours et l’équipe administrative dans le respect des normes de sécurité et des exigences pédagogiques. Sans oublier la cantine qui pourra être hébergée dans un établissement conforme à la restauration et pouvant contenir 300 personnes.

Cette mise en place peut se construire en quelques semaines, avant les premiers gels de l’hiver. Un certain nombre d’Ajolais disponibles et volontaires (associations, commerçants, parents d’élèves) nous ont assuré de leur coopération.

Mr le Président, par ce courrier, nous vous demandons officiellement votre accord de principe pour l’installation de ce collège transitoire. Cet accord permettra aux parents et aux élèves d’envisager sereinement la rentrée sur le site de Plombières et évitera à certaines familles d’envisager des solutions alternatives à Fougerolles ou Remiremont.

Toutes les modalités financières et techniques seront à étudier en étroite collaboration entre les trois parties : conseil départemental, éducation nationale et commune au sein d’un groupe de travail.

Nous avons tous la même volonté de maintenir des équipements de proximité sur les territoires aux habitats dispersés et éviter des déplacements quotidiens dangereux et à fortes émissions carbone. Aussi nous travaillons depuis longtemps dans ce sens avec nos voisins de Plombières-les-Bains et du Girmont-Val d’Ajol dans une logique de territoire.

Mr le Président, lors de notre rencontre du mardi 23 août 2022 en salle de conseil municipal, vous avez suggéré de travailler sur un projet d’établissement innovant incluant des classes nouvelles (sport, écologie) et des formations variées (gastronomie, artisanat). Nous aurons à cœur de faire évoluer ensemble ce projet transitoire vers ce projet d’avenir, en étroite synergie et complémentarité avec le site de Plombières-les-Bains.

Nous ambitionnons d’être le premier collège novateur à petite structure des Vosges.

Afin que vous puissiez vous projeter dans cette réalisation, nous vous transmettrons un pré projet dans les prochains jours que nous aimerions rapidement travailler avec vos services afin d’en concrétiser la faisabilité.

Mr le Président, nous attendons votre réponse au plus tard le jeudi 1er septembre 2022 à midi, veille de la rentrée de nos collégiens.

Veuillez agréer Mr le Président, Mr le Directeur, notre plus haute considération.

Anne Girardin, maire du Val-d’Ajol, représentante de :

– Patrick Vincent, maire du Girmont

– Cédric Aubry, représentants du collectif “Tous unis pour un collège au Val-d’Ajol”

Pour la sauvegarde du collège

Mobilisation pour la sauvegarde du collège sur Le Val-d’Ajol

Suite à l’annonce de la fermeture du collège « Fleurot d’Hérival » par le Conseil Départemental et l’académie, les Ajolais n’ont pas tardé à monter aux créneaux,

En quelques heures, rassemblement de toute la population bien décidée à montrer son indignation, quant de telles décisions prisent dans l’urgence, les interpelle.

Lundi 22 août, première réunion avec les parents d’élèves, suite à la conférence de presse au cours de laquelle le département annonçait la fermeture définitive du collège « Fleurot d’Hérival » implanté dans les années 73/74 rue des Meiges.

Mardi 23 en soirée, les Ajolais de tous âges et de tous bords, munis de banderoles et autres instruments bruyants se donnent rendez-vous devant l’Hôtel de Ville, pour défiler dans les rues qui mènent à la salle de sport rue des Œuvres, pour entendre les explications sur cette fermeture.

Déjà chahuté devant la Mairie, le président du Conseil Départemental M François Vannson menace de partir si la foule ne se calme pas.

Pour cause de sécurité nous sommes obligés de fermer le collège. (voir vidéos) dira le Président du CD88.

Une autre réunion a eu lieu le mercredi 24, pour envisager le déplacement du collège, à l’Espace Culturel (ancien CEG) situé sur la place du monument aux Morts en attendant une éventuelle reconstruction du collège à l’emplacement actuel.

Balade de découverte géologique aux Etangs d’Avaux

 Un voyage à travers le temps

Durée : 3H, 6 Km dénivelé négligeable niveau famille jeu pour enfants.

à observer la couverture sédimentaire détritique du grès et le modelé glaciaire.

à voir : le modelé glaciaire caractéristique dont une niche glaciaire, dépôts de sable d’origine glaciaire, carrières, croix, tourbière, points de vue , paysage faillé.

à entendre : un conte , la légende de Cûla , une balade commentée.

Thèmes dominants : famille, géologie, nature, patrimoine, campagne, spiritualité.

M. Dangeville Armand, accompagnateur de randonnée en milieu montagnard salue les marcheurs présents et donne les excuses de personnages célèbres qui ont laissé un message à notre intention.

Marcel Proust écrit : » Ce n’est pas d’autres paysages dont j’ai besoin mais d’un autre regard »

François Rabelais nous invite à « rompre l’os et sucer la substantifique moelle « 

Paul Eluard dit « Je vois le monde tel que je suis « et JJ Rousseau conclut en disant que « La nature console de tout ».

Avec l’appui de cartes géologiques exposées, le guide retrace l’histoire géologique de l’Europe et de notre région pour avoir une vue d’ensemble et mieux comprendre l’évolution géologique locale.

La randonnée.

Après ces explications, le groupe traverse la forêt de la Sauce peuplée autrefois de saules, dévastée par le scolyte et repeuplée grâce au mécénat de De Buyer et observe un tas de pierres fruit de l’épierrement des champs. Ces blocs sont des grès à Voltzia, un grès à grains très fins du Trias (240 Ma environ) utilisé autrefois pour tailler des meules et qui contient des fossiles végétaux d’ancêtres de nos conifères. Le plateau dégagé est fouetté par les vents qui peuvent déplacer la neige en hiver et la rejeter plus loin. Aussi, ces amas de neige puis de glace ont façonné le petit cirque glaciaire observé plus tard.

Dans le « bois rond « dévasté aujourd’hui aussi par le scolyte se cache une ancienne carrière de pierre de construction et sans doute de « laves « qui couronnent la strate de grès à Voltzia.

Plus loin, dans la forêt, deux énormes blocs de grès appelés blocs erratiques ont été abandonnés là lors de la déglaciation vers —10.000 ans. Les arêtes de ces pierres appelées moraines sont usées par le frottement lié au transport des blocs par le glacier.

C’est le lieu choisi pour se livrer à un petit jeu où quelques participants jouent un rôle et livrent leurs impressions sur leur forêt montrant ainsi la subjectivité du regard des hommes.

Ainsi le prêtre insiste sur cette création de Dieu, monsieur le Maire y voit aussi une source de revenus, l’enfant un lieu de jeu, le biologiste un biotope à protéger absolument ….

Il était prévu de remplir sa gourde à la fontaine de la prochaine ferme Vial dont l’écrivain Gaston Bonheur disait « la première charité d’un village, c’est « sa fontaine » mais la canicule avait fait son œuvre : point d’eau à la fontaine !!!!.

Le chemin mène à la croix, la plus haute de la commune au lieu-dit Le Frenot, édifiée en 1793, curieusement au moment où régnait à Paris et en France la terreur révolutionnaire conduite par Robespierre dans le dessein de déchristianiser le pays. Les sculptures évoquent la Passion du Christ et les outils de cette Passion : clous, lance, cruche, échelle……

 Le groupe contourne la maison au bout du chemin dont un bandeau en latin sur la façade demande une protection divine : « Protège nous Seigneur comme la prunelle des yeux ». Plus loin, un affleurement laisse apparaître des lits de sable déposés là par un bras ou une langue glaciaire qui a modelé le plateau à 570 m d’altitude ainsi que les vallées pendant des dizaines de milliers d’années. L’orientation de ces strates indique le sens d’écoulement du glacier. Cet endroit permet d’admirer le site où s’est installé ce cirque ou théâtre glaciaire aux formes parfaites qui surplombe la ferme.

Il faut admettre qu’un inlandsis ou épaisse couche de glace recouvrait les Vosges pendant près de 2 millions d’années. Les spécialistes géologues et glaciologues comptent 3 grands stades d’extension glaciaire dans notre montagne : le stade d’Epinal prouvé par ses terrasses glaciaires, celui d’Arches plus tard et le plus récent, celui de Noirgueux à Saint Nabord .

Là, une moraine frontale formait un barrage et retenait un grand paléo-lac au pied de l’actuel Remiremont jusqu’à Vagney et Vecoux. A la déglaciation vers —10.000 ans, la puissance des eaux alimentées par la fonte des glaces a finalement rompu le barrage laissant place à la Moselle et à la Moselotte. Ainsi quelques faits des « Vosges secrètes » sont mieux connus. Ici est un bon lieu de rencontre entre le temps court des hommes et le temps long des géologues qui étudient les formes topographiques façonnées au cours de millions d’années.

La carrière Minette nous attend maintenant. On y observe les épais bancs gréseux et les minces lits de « laves » qui les surmontent. Ces sables contenant surtout des grains de quartz agglomérés et cimentés par de l’oxyde de fer qui leur donne cette couleur rose ou grise selon la quantité d’oxyde contenue ont été arrachés par l’érosion aux reliefs situés à l’ouest, sur l’actuel Bassin Parisien, au Massif Armoricain et même au Massif Central il y a 240 Millions d’années environ. Ces alluvions ont été charriés par des fleuves gigantesques dessinant des méandres lorsque la pente régionale s’atténuait et que le courant faiblissait sur l’est de la France qui devient ainsi une immense aire d’épandage de particules fines sableuses. Lors d’inondations, de périodes de crues, des végétaux arrachés par le courant sont recouverts puis fossilisés. Ainsi naissent les fossiles végétaux de conifères du grès à Voltzia. Quelques édifices publics de la vallée ont été édifiés avec des pierres de cette carrière.    Plus loin , à droite , en bordure de route , se dresse hélas cachée par des fougères une croix de pestiférés du XVIIème siècle sans doute dont une branche du croisillon porte l’étoile de David , symbole de la religion juive , qui indique, pense-t-on, la direction où furent ensevelis les juifs .Le regard porte aussi vers les vallées alignées dans la même direction vers l’est, reste des anciennes failles à l’origine du fossé d’effondrement  du Val-d’Ajol dont la profondeur est bien supérieure à la dénivellation actuelle entre les plateaux et le fond de la vallée .

La visite de la tourbière de l’étang d’Avaux est le clou de la randonnée. 3 éléments sont indispensables à leur formation dans nos régions :

—le froid en altitude sous notre climat semi-continental et de montagne

 —l’eau abondante dans la montagne,

— l’acidité dans un milieu siliceux (grès).

Ces caractères ne permettent pas aux bactéries d’avoir une activité habituelle.

Cette tourbière protégée par le conservatoire d’espaces naturels de Lorraine est un héritage de la période de réchauffement climatique il y a 12.000 ans environ .Les eaux de fonte des glaciers ont été retenues dans les creux topographiques colonisés progressivement par la végétation hydrophile qui aime l’eau , ici les bouleaux, arbres pionniers, les ormes, la sphaigne, espèce de mousse archaïque utilisée comme combustible sous forme de tourbe séchée, espèce de charbon du pauvre, la molinie, graminée qui pousse en touffes sur des micro-buttes appelés touradons, la linaigrette dont la soie terminale est bien visible, le carrex ou laîche, le scirpe aux hautes tiges, le calta des marais aux belles fleurs jaunes,la canneberge aux baies comestibles, l’Andromède reconnaissable à ses clochettes, l’airelle des marais et celles qu’on veut voir et admirer, les  rossolis à feuilles rondes ou droséras, plante insectivore garnie de poils qui retiennent prisonnières les insectes qui sont ensuite digérés et assimilés par la plante.

Véritable livre d’histoire, mémoire de la vie d’autrefois par les pollens qu’elle contient, éponge naturelle, la tourbière filtre l’eau, la retient, la stocke et joue un rôle important et équilibrant dans la circulation des eaux. Cette fonction doit absolument être prise en compte dans le contexte climatique déstabilisant aujourd’hui. Cet habitat a donc une haute valeur patrimoniale à sauvegarder, à valoriser et à préserver pour nos enfants.

Le guide met pour terminer en garde le public des randonneurs sur la présence dans ces lieux inquiétants et dangereux d’un être étrange qui se déplace sans bruit sous diverses formes, tantôt chandelle, boule de feu, bouc aux yeux luisants qui attire le promeneur pour l’égarer et l’engloutir dans les terres mouvantes ou le précipiter dans une gouille, sorte de trou d’eau d’où l’on ne sort plus.

Des paysans voisins et malins lancent un juron bien senti au farfadet appelé CÛLA « SAPRÉ PEUTE BÊTE »   qui l’effraie et il se jette alors dans la première gouille venue en lançant en l’air des feux follets à vous aveugler.

Si vous le rencontrez, n’oubliez surtout pas le juron « Sapré…P………B…… »

La planète il y a bien longtemps …

1er L’histoire prévarisque : (il y a 400 M années)

Un océan existe entre deux grands continents qui se rapprochent et ces mouvements tectoniques provoquent des phénomènes volcaniques explosifs (Champ du feu, Rossberg, Thann, Servance …)

2ème L’histoire varisque (il y a 330 M a)

Ces deux continents, le Gondwana et la Laurasia entrent en collision formant un super continent unique appelé la Pangée et une formidable chaîne de montagne qui couvre l’Europe et l’Asie de plusieurs milliers de km de long et de très haute altitude dont fait partie la montagne vosgienne.

3ème L’histoire post-varisque :(il y a environ 260 M a)

Cette gigantesque montagne est érodée et démantelée complètement. Il n’en reste rien. Une phase de décompression, d’étirement et d’amincissement de la croûte triste provoque des failles et des fossés d’effondrement et localement notre fossé limité par des failles visibles où s’est installée plus tard la vallée glaciaire du Val-d’Ajol.

4ème l’histoire alpine ( il y a 30 M a )

Au Cénozoïque (ancienne ère tertiaire), une autre collision entre la plaque africaine et européenne forme une nouvelle chaîne de montagne, les Alpes. Cette rencontre provoque le soulèvement du Jura et des Vosges.

Aussi, bien que composée de roches anciennes (granite, gneiss, migmatites …) la montagne vosgienne est récente, rajeunie par ce soulèvement alpin.

5ème l’histoire récente : (moins de 2 Ma) quelques successions de glaciations érodent les sommets, creusent les vallées et modèlent le paysage que l’on voit aujourd’hui encore.

Texte de l’accompagnateur.