Le salon du livre s’est tenu dimanche, toute la journée, dans le grand salon de l’Hôtel de Ville. Étienne Curien, délégué à l’organisation de l’événement, a présenté les auteurs au Président de la confrérie, Gérard Vançon, ainsi qu’à M. Philippe Biette, grand dépendeur et représentant de M. le Maire, Thomas Vincent, qui s’est excusé. Étaient également présents des élus, des représentants d’associations et d’autres membres des confréries amies invités pour les festivités.
Une vingtaine d’auteurs ont exposé leurs ouvrages, comprenant des contes pour enfants, des romans et des livres documentaires. Ce salon est exclusivement réservé aux auteurs de la région Lorraine. Parmi les participants, quelques auteurs de la vallée Ajolaise étaient présents : Mme Roseline Pagny-Leclerc a évoqué dans son dernier roman, « Les échos des forêts et des cœurs », la période troublée de la Première Guerre mondiale que sa famille a traversée, en parlant des Canadiens venus couper du bois dans le Jura.
Mme Paulette Queney a présenté ses livrets, qui détaillent le patrimoine Ajolais. Certains auteurs, tels que M. Louis Hans, Joël Lemaire et M. Alain Saintot, sont des habitués de ce salon, et plusieurs de leurs romans s’inspirent souvent d’histoires vraies.





































Prix Littéraire de l’Andouille
Le prix littéraire de l’Andouille a été attribué pour la 58ème fois. Cette distinction vise à récompenser chaque année le meilleur texte consacré à l’incontournable andouille Ajolaise. Le lauréat de 2026 est Monsieur Gérard Zanelli, domicilié à Nayemont-les-Fosses, auteur du poème intitulé « La visiteuse du Val ».
Le gagnant acquiert une certaine notoriété et a l’honneur de participer au banquet du Chapitre. Il devient également membre de droit de la Confrérie des Taste-Andouilles et Gandoyaux, rejoignant ainsi le cercle des ambassadeurs officiels de l’andouille Ajolaise.
La visiteuse du Val
A peine tu t’approches, qu’aussitôt elle te happe, comme un souffle descendu des montagnes, comme une brume qui barre le Val, d’un trait horizontal.
Elle est dans l’eau, de l’eau de la Combeauté, dans le sapin des forêts, dans les pavés de la rue.
Elle saute le pont, t’éclabousse à la cascade de Faymont, s’arrête à la chapelle, s’attarde un instant à la terrasse des cafés, saute dans le cabas d’une passante, ensorcèle un promeneur égaré.
On la croit endormis derrière une fenêtre, dans un lit moelleux de coton blanc, qu’elle est déjà sur la place du marché, défilant au rythme syncopé des fanfares.
Suspendue au cou d’une belle Ajolaise, on l’a vu parader.
Elle est dans les pierres des maisons, dans la terre des champs, dans la fumée des cheminées.
Si elle a frappé à ta fenêtre, elle est à ta porte, elle est partout et de nulle part, elle vient, elle file, elle t’attend au tournant. C’est trop tôt ou trop tard…profites elle est déjà là, t’as pris par la main. Elle est entrée par le nez, les yeux, la bouche…profites ! c’est elle qui te mord. Etonné les yeux ronds, Ko debout, t’entends au loin le son d’une Épinette…profites !.








