Travaux de nettoyage de l’Orgue

Depuis quelques semaines, l’orgue de l’église du Val d’Ajol est muet. En attendant qu’il retrouve une nouvelle jeunesse, l’harmonium de la Chapelle de Faymont a pris le relais.

L’entreprise de Mr Victor MANGEOL, facteur d’orgues basé à Neufchâteau, a été mandatée par la commune pour restaurer cet illustre instrument.

Démontées avec précaution et entreposées dans des caisses, les pièces de l’Orgue ont été emmenées à l’atelier pour être dépoussiérées et nettoyées minutieusement. Puis, le Covid-19 a suspendu les travaux durant 2 mois. Toutefois, l’instrument sera sur pied dans quelques semaines et résonnera à nouveau dans l’église, pour le plaisir des personnes présentes aux offices et aux concerts.

Une demande de classement de l’orgue est en cours d’instruction.

Mme la Maire, Anne GIRARDIN, accompagnée de quelques élus, s’est rendue sur place. Mr MANGEOL et son épouse ont fait découvrir l’histoire de l’instrument, son fonctionnement et présenté la restauration en cours.

LES DATES CLEFS

Le 25 mars 1856, la fabrique* a passé un marché avec Jean-Nicolas JEANPIERRE, facteur d’orgues à Rambervillers, pour la fabrication d’un orgue à livrer et installer à l’église le 1er novembre 1857, pour un coût de 11 486 Francs. 9 000 Francs sont payés à la réception des travaux, le solde au fur et à mesure des moyens de la fabrique, sans dépasser un délai de 5 ans, avec intérêt de 5%. Le curé est alors Mr ROSAYE.

Le marché est approuvé par le préfet le 22 avril 1856.

Le 7 mars 1858, Joseph GEORGE, organiste à Plombières, mandaté pour expertise, juge l’instrument et son installation parfaitement conformes au devis.

Le 7 mars 1858, réception de l’orgue par la fabrique*.

Le 8 mars 1858, Mr JEANPIERRE signe une quittance, attestant qu’il a reçu du receveur municipal la somme de 2 000 Francs, en complément des 4 000 Francs déjà versés pour l’Eglise, conformément à la délibération du 7 février 1857.

Au final, on ne sait plus très bien qui a payé l’orgue, la Commune ou la Paroisse ? Probablement la paroisse, car il est arrivé à plusieurs reprises que la fabrique* dépose des fonds à la trésorerie pour justifier de sa solvabilité, ce que ne manque pas de vérifier le Préfet avant d’autoriser les travaux.

*Qu’est-ce que la fabrique ? La fabrique ou général (paroisse) ou fabrique d’église, au sein d’une communauté paroissiale catholique, désigne un ensemble de « décideurs » (clercs et laïcs) nommés pour assurer la responsabilité de la collecte et l’administration des fonds et revenus nécessaires à la construction puis l’entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse : église(s), chapelle(s), calvaire(s), argenterie, luminaire(s), ornement(s), etc…