Stage humanitaire à Madagascar

Voici le compte rendu du stage de Zoé Mathiot accompagnée de Mélina Concalvez et de Morgane Grandjean de IFSI de Remiremont, qui a souhaité faire cette présentation le jeudi 7 mai dans une salle des Épinettes au Val-d’Ajol. Cette action révélait une grande importance pour elle, car c’était une manière de remercier toutes les personnes qui les ont soutenues par leurs dons ou leur participation à leurs actions. Grâce à leur aide, elles ont pu financer ce voyage et réaliser tous ces projets sur place. Il lui semblait donc normal de leur montrer ce qu’elles ont accompli grâce à leur soutien.

« Le voyage jusqu’à Madagascar s’est effectué en plusieurs étapes : environ 14 heures de vol jusqu’à l’île Maurice, avec une escale de 8 heures, suivie d’un vol d’une heure jusqu’à la capitale, Antananarivo, où nous avons passé une nuit. Ensuite, nous avons pris un taxi-brousse pendant près de 24 heures à travers la brousse malgache.
Nous avons effectué notre stage dans le service de pédiatrie de l’hôpital public « PeZaGa » ainsi qu’à l’hôpital public Jean-Paul II, où nous avons travaillé dans divers services : bloc opératoire, maternité, médecine, urgences, consultations externes et hospitalisation de jour. L’organisation de nos semaines était la suivante : du lundi au vendredi, nous étions sur nos lieux de stage, avec deux après-midis par semaine consacrés aux actions humanitaires, et les week-ends dédiés aux excursions pour découvrir le pays.

Parmi nos actions humanitaires, nous avons :

Apporté des jeux, des vêtements et divers dons à l’orphelinat, tout en partageant des moments de jeux, de danse et d’échanges avec les enfants.

Distribué des goûters, bonbons, gâteaux, boissons, ainsi que des jeux, des bulles et des livres au centre Avotra, qui accueille des enfants en situation de handicap.Participé à une action de reboisement avec la marine.

  • Préparé 155 barquettes de repas lors d’une maraude, que nous avons distribuées en fin de journée aux personnes vivant dans la rue.
  • Partagé un repas avec des personnes âgées.
  • Intervenu auprès des gendarmes pour leur enseigner les gestes de premiers secours, tels que la PLS et le massage cardiaque.
  • Visité l’école de Fantanana pour y apporter des dons : crayons, cahiers, jeux, etc.
    Nous avons également eu l’occasion de découvrir le pays à travers de nombreux lieux magnifiques : le lac sacré, la crique rouge, la rencontre avec les lémuriens, le phare de Katsepy, l’île des pêcheurs, et bien d’autres endroits encore. L’association Hopigo nous a accueillies sur place et nous logions dans une maison qu’elle possède. Des « mamas » s’occupaient de nous au quotidien : elles préparaient les repas, géraient notre linge et nous aidaient avec les petits problèmes du quotidien.
  • Nous étions une trentaine d’étudiantes infirmières provenant de différents IFSI de France. Cette expérience nous a permis de prendre conscience des énormes disparités avec la France. Là-bas, tous les soins sont entièrement à la charge des patients, de A à Z. Malheureusement, beaucoup attendent le dernier moment pour consulter, faute de moyens financiers, et arrivent souvent trop tard. Nous avons ainsi observé de nombreuses amputations liées au diabète.
    Nous avons également constaté le manque de matériel et les différences de fonctionnement. En France, beaucoup de matériel est jeté, tandis qu’à Madagascar, tout est réutilisé : nous pliions nous-mêmes les compresses, les champs opératoires et les chasubles en tissu, qui étaient ensuite stérilisés à haute température. L’accès aux soins est extrêmement compliqué, notamment dans les hôpitaux publics, qui manquent cruellement de matériel.
  • Cette expérience a été extrêmement enrichissante, tant sur le plan humain que professionnel. Nous avons fait de nombreuses rencontres et nous nous sommes beaucoup attachées aux personnes rencontrées sur place. Cela s’est ressenti lors de la présentation, où l’émotion était palpable à la fin de la projection. Cette expérience nous a profondément transformées et nous a fait prendre conscience de la chance que nous avons en France ».

  • La projection a été suivie d’un débat très apprécié par le public présent, et s’est clôturée par un verre de l’amitié.