Sur le prix de l’essence

En 1887, l’entrepreneur Adolphe Vaubourg était installé rue de la gare à la place de l’ancienne Coop agricole. Son fils Henri qui lui succédera construira l’actuelle mairie. Adolphe nous a laissé en souvenirs ses carnets devant lui servir à faire ses devis.

A cette période, il avait entrepris de construire ce qui deviendra l’actuelle Hôtel de la Résidence.  Mais pour diverses raisons, le marché fit l’objet de contestations qui durèrent 10 ans.

On trouve sur ces carnets divers prix de marchandises, de produits d’entretien et le coût des heures de travail tant pour des animaux de trait que pour les ouvriers qui étaient payés à la semaine.

Or, depuis deux mois, la télévision nous gave du prix de l’essence qui ne cesse d’augmenter et qui met l’économie mondiale en péril.

En 1887, Vaubourg payait le litre d’essence 1,10 franc le litre. Mais la monnaie de l’époque n’a guère de signification. Car l’heure de cheval coûtait 0,75 franc et l’heure de maçon 0,45 franc.

Il fallait donc plus de deux heures de travail à un ouvrier Vaubourg pour acheter un litre d’essence. Mais l’usage de ce produit était très réduit, pas de voiture, pas même de mobylette. L’essence ne servait alors que pour diluer ou dégraisser.  

 Reste à espérer que les compagnies pétrolières sauront négocier avec les belligérants du Moyen Orient pour que l’essence reste accessible à toutes les bourses.